Les primes de risque à plus de 8% en Zone Euro

En France comme dans le reste de la Zone Euro les primes de risque de marché sont à des niveaux proches de ceux de la crise financière de 2008.

L’agence Thomson Reuters, l’un des deux grands leader mondiaux de l’information financière avec Bloomberg,  a fait le point dans une récente dépêche du 7 septembre 2016 sur les niveaux des primes de risque des marchés action en Europe et aux États-Unis. Tout comme Primederisque.com l’agence s’accorde sur le haut niveau des primes de risque en France et dans la Zone Euro

Une prime de risque plus forte que sur les marchés américains

Depuis le début de l’année 2016, le Dow-Jones a déjà progressé mi-septembre de +4,52% et a atteint un nouveau plus haut historique à 18 636,05 points le 15 août 2016, tout comme le Nasdaq et le Standard & Poor’s 500. Le CAC40, lui, oscille péniblement et se replie sur la même période de -5,69%.

Dans le graphique ci-dessous on peut voir que depuis 2011 l’indice américain s’est même adjugé plus de 56% de progression, et superforme ainsi le marché français qui plafonne à +12% sur cette période de 5 ans et 8 mois.

CAC40 vs Dow-Jones 2011-2016

Cette différence s’explique en partie par la confiance plus grande que les investisseurs accordent à l’économie américaine et à ses entreprises qu’à celles de la Zone Euro et de la France où la croissance des bénéfices peinent à redémarrer. Thomson Reuters constate en effet qu’actuellement la prime de risque des actions américaines tourne autour de 5% alors que pour les marchés européens, celle-ci s’établit au dessus des 8%.

La prime de risque du marché français à plus de 8%

Comme nous l’indiquions déjà le mois dernier dans notre article, La prime de risque extrêmement haute au troisième trimestre 2016, la prime de risque du marché action s’établit actuellement autour des 8,30%. Ce niveau est proche de ceux atteints lors des récentes crises financières de 2008 et 2011 alors que ça moyenne historique tourne en France autour des 6%. L’agence Thomson Reuters confirme ce niveau élevé des primes de risque en Zone Euro.

Selon Patrick Moonen, stratégiste principal gestion diversifiée de NN Investment Partners, « si l’assouplissement monétaire a soutenu les marchés obligataires de la zone euro avec une baisse des spreads de crédit, la transmission sous forme d’un abaissement de la prime de risque a été beaucoup moins convaincante ».