Pour la Coface, l’économie mondiale se japonise

Dans son nouveau baromètre risque-pays du premier trimestre 2016, publié le 24 mars, l’assureur-crédit Coface prévoit une croissance mondiale molle en 2016, à 2,7% après 2,6% en 2015. Les principaux risques qui pèsent sur l’économie mondiale sont selon lui, un ralentissement plus prononcé que prévu de l’activité chinoise, une hausse du risque politique et l’évolution des prix des matières premières.

« Croissance faible, absence de pressions inflationnistes, politiques monétaires toujours plus expansionnistes et volatilité accrue sur les marchés financiers », voici le quadruple constat fait par la Coface et qu’elle nomme la « japonisation » de l’économie. Le Japon connait cette situation depuis une vingtaine d’années et le résultat de ses politiques n’ont rien d’optimiste pour l’économie mondiale. « Il semble donc très difficile pour un pays tombé dans le piège de la stagnation d’en sortir. »

Turbulences dans les économies avancées

L’activité devrait légèrement ralentir aux États-Unis pénalisée par le dollar fort, le prix du pétrole au plus bas et le ralentissement du secteur automobile. Ce seront principalement la consommation des ménages et le bâtiment qui tireront la croissance américaine en 2016.

Au Royaume-Uni un référendum sur le maintien dans l’Union Européenne se tiendra le 23 juin 2016. les entreprises et les marchés risquent d’être attentistes face à ce risque de « Brexit ». L’impact d’une sortie est difficile à évaluer mais pourrait avoir un impact négatif de 1,1% à 3,1% du PIB.

En Zone-Euro certains indicateurs ont tendance à se détériorer depuis plusieurs mois et les pressions déflationnistes se maintiennent. La Coface prévoit une progression du PIB de 1,6% pour 2016.

Les pays émergents toujours en souffrance

Mauvaise dynamique de la dette publique, chute des réserves et doutes sur les effets des réformes, la Chine avec seulement 6,5% de prévision de croissance pour 2016 reste sous le regard inquiet de l’économie mondiale.

Les pays du Moyen Orient exportateurs de pétrole continuent à souffrir de la faiblesse du prix du baril. Selon le FMI « la baisse des prix de l’énergie et la faiblesse attendue de ces prix dans le futur aurait un impact de 2,25 points de PIB en moyenne sur les pays exportateurs ».

Argentine, Brésil, Venezuela, en Amérique du sud les perspectives ne sont pas meilleures pour 2016.

Risque pays

Vous trouverez en fin de document dix fiches pays mises à jour : Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Argentine, Chine, Iran, Kazakhstan, Malaisie, Portugal, Royaume-Uni, Venezuela.

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Par Laurent Tarquinj – Fondateur et Gérant de Primederisque.com – Mars 2016